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Le VPH se transmet par contact intime quelle que soit la destination. La vaccination avant l'exposition est la prévention la plus efficace.
Infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde ; les VPH à haut risque causent le cancer du col utérin et d'autres cancers.
Symptômes | Fréquence | Gravité | Début |
|---|---|---|---|
| Ulcère génital | 10% | Léger | Phase tardive |
| Prurit | 5% | Léger | Phase tardive |
| Ganglions lymphatiques enflés | 3% | Léger | Phase tardive |
L'infection par le papillomavirus humain (HPV) est l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde, causée par des virus à ADN double brin de la famille Papillomaviridae. Plus de 200 types identifiés, dont 14 classés oncogènes à haut risque (HPV 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66, 68). Transmission par contact cutané ou muqueux direct lors de rapports sexuels. HPV 16 et 18 responsables de ~70 % des cancers du col. HPV 6 et 11 causent ~90 % des verrues génitales. ~80 % des personnes sexuellement actives contractent au moins un type d'HPV au cours de leur vie.
~90 % des infections sont éliminées spontanément par le système immunitaire en 1-2 ans. Les 10 % persistantes, surtout HPV 16/18, comportent un risque de progression néoplasique sur 10-20 ans (CIN → cancer invasif). Les cancers attribuables à l'HPV représentent ~5 % de tous les cancers. L'OMS a rapporté 604 000 nouveaux cas de cancer du col et 342 000 décès en 2020. Le vaccin nonavalent (Gardasil 9) protège contre ~90 % des cancers cervicaux et 90 % des verrues génitales. Objectif OMS : élimination du cancer du col (incidence <4/100 000) par vaccination 90 %, dépistage 70 %, traitement 90 % d'ici 2030.
Consultation urgente : Saignements vaginaux abondants ou incontrôlables (surtout post-ménopausiques), lésions anogénitales à croissance rapide/ulcérées/fixées, rétention urinaire, œdème des membres inférieurs avec douleur pelvienne, perte de poids inexpliquée avec douleur pelvienne. Chez l'enfant : Détresse respiratoire avec papillomatose laryngée récurrente connue. Consultation rapide (non urgente) : Saignements vaginaux anormaux, pertes malodorantes, masse cervicale palpable, verrues génitales extensives ou résistantes au traitement. Le dépistage régulier (frottis, test HPV) est essentiel pour détecter les lésions précancéreuses.
Signes et symptômes les plus courants
Infection asymptomatique — la présentation la plus fréquente ; détectée uniquement par dépistage (test HPV, frottis). Verrues génitales (condylomes) (HPV 6/11) : excroissances papillomateuses couleur chair en région anogénitale, parfois en « chou-fleur » ; apparition 2-3 mois après exposition. Lésions précancéreuses (CIN 1-3, VIN, AIN) : généralement asymptomatiques, détectées au dépistage. Cancer du col invasif : saignements vaginaux irréguliers ou post-coïtaux, pertes vaginales, douleurs pelviennes. Cancer oropharyngé HPV-positif : masse cervicale indolore, odynophagie, otalgie — en augmentation rapide.
Connaître les symptômes est la première étape pour une réaction rapide.
Infection initiale (semaines-mois) : HPV infecte les cellules basales épithéliales via micro-abrasions ; cliniquement indétectable. Infection productive (mois 2-24) : Verrues génitales ou LSIL/CIN 1 possibles ; ~90 % éliminées par l'immunité cellulaire. Infection persistante (années 2-10+) : Intégration de l'ADN viral → expression incontrôlée des oncoprotéines E6/E7 → inactivation de p53 et Rb. Progression précancéreuse (années 5-20) : CIN 1 → CIN 2 → CIN 3. Cancer invasif (années 10-30) : Délai médian ~15-20 ans chez les immunocompétentes ; accéléré chez les séropositives VIH.
Comment cette maladie est identifiée
Test ADN HPV — méthode la plus sensible (>95 % pour CIN 2+) ; PCR ou détection d'ARNm E6/E7. Dépistage primaire recommandé dans de nombreux pays. Cytologie cervicale (frottis) — sensibilité 50-70 % par test unique ; classification de Bethesda. Inspection visuelle à l'acide acétique (IVA) — méthode low-cost pour pays à ressources limitées, sensibilité 70-80 %. Colposcopie avec biopsie dirigée — standard pour confirmation histologique. Verrues génitales : diagnostic visuel ; biopsie uniquement si atypique ou résistante au traitement.
Méthodes de traitement disponibles
Pas d'antiviral éliminant directement l'HPV. Verrues génitales : Imiquimod 5 % crème (3×/semaine, 16 semaines), podophyllotoxine 0,5 %, sinécatéchines 15 % ; cryothérapie à l'azote liquide, acide trichloroacétique, électrocautérisation, excision chirurgicale. Récidive 20-30 % quelle que soit la méthode. Lésions précancéreuses : CIN 1 observation ; CIN 2/3 excision (LEEP, conisation) — taux de guérison >90 %. Cancers invasifs : Chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie (cisplatine), immunothérapie (pembrolizumab) pour cancer du col récurrent/métastatique.
La plupart des cas sont traités efficacement grâce à un diagnostic précoce.
Comment se protéger
Vaccination HPV — mesure la plus efficace. Vaccin nonavalent (Gardasil 9) : 9 types (6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58) ; protège contre ~90 % des cancers du col et verrues génitales. OMS recommande pour les filles de 9-14 ans, avant les premiers rapports. Schéma monodose approuvé par l'OMS en 2022. Efficacité >95 % contre HPV 16/18 persistant chez les sujets naïfs. Dépistage cervical (test ADN HPV) à partir de 30 ans tous les 5-10 ans. Préservatifs : protection partielle (~70 %). Circoncision masculine : réduit l'acquisition de ~30 %.
La préparation est la meilleure protection.
L'HPV est ubiquitaire mondialement — pas classée comme maladie spécifique au voyage. Avant le voyage : Compléter la vaccination HPV (recommandée jusqu'à 26 ans, décision partagée 27-45 ans). Les voyageurs peuvent avoir des rapports occasionnels plus fréquents — emporter des préservatifs (protection partielle). Expatriés : Maintenir le calendrier de dépistage cervical. Identifier les structures locales de santé. Aucune exigence d'entrée liée au statut HPV dans aucun pays.
Statistiques et données géographiques
IST la plus prévalente : prévalence ponctuelle de 11,7 % chez les femmes (~291 millions). Pic chez les <25 ans (20-25 %). Cancer du col (OMS 2020) : 604 000 nouveaux cas, 342 000 décès/an — 4e cancer féminin mondial, 1er dans 36 pays. Incidence la plus élevée : Eswatini (75/100 000), Malawi, Zambie. Autres cancers HPV : 45 000 oropharyngés/an (en forte augmentation), 35 000 anaux, 13 000 péniens. Impact vaccinal : Pays précoces (Australie, UK) : réduction de 90 % des infections HPV et des verrues génitales, 87 % des CIN 3 dans les cohortes vaccinées.
Qui est le plus à risque
Acquisition : Nombre de partenaires sexuels (facteur le plus fort), début précoce de l'activité sexuelle, nouveau partenaire, absence de vaccination, utilisation inconstante du préservatif. Persistance et progression : HPV 16 (plus oncogène), immunodépression (VIH — risque ×6 de cancer du col), tabagisme actif (risque ×2-3), parité élevée (≥5), contraception orale prolongée (≥5 ans), co-infection (chlamydia, HSV-2), carences nutritionnelles (folate, vitamine C).
Complications potentielles
Cancer du col — 99,7 % contiennent de l'ADN HPV ; carcinome épidermoïde (70-80 %) et adénocarcinome (20-25 %). Stade avancé : obstruction urétérale, fistules, métastases. Cancer anal (88 % HPV) — incidence en augmentation de 2-3 %/an ; risque très élevé chez les HSH séropositifs (75-130/100 000). Cancer oropharyngé (HPV 16) — incidence la plus rapide en augmentation ; dépasse désormais le cancer du col aux États-Unis. Papillomatose respiratoire récurrente (HPV 6/11) — rare, moyenne 4-5 chirurgies/an. Complications psychosociales : Anxiété, dépression, dysfonction sexuelle, stigmatisation.
Résultats attendus et rétablissement
~90 % des infections éliminées spontanément en 1-2 ans. Verrues génitales : Excellent pronostic vital, récidive 20-30 % ; ne progressent pas vers le cancer. CIN 1 : Régression spontanée dans 60-80 % ; CIN 3 non traitée progresse vers un cancer invasif dans ~30-50 % sur 20-30 ans. Cancer du col : Stade FIGO I : survie à 5 ans 80-93 % ; stade IV : 15-20 %. Survie globale ~60 %, avec disparités considérables selon l'accès au dépistage. Cancer oropharyngé HPV-positif : Meilleur pronostic que HPV-négatif (survie à 3 ans 82-87 % vs 55-60 %).
Cette maladie est évitable par la vaccination. Une protection efficace est disponible.
Consultez un spécialiste en médecine des voyages pour le calendrier recommandé avant votre voyage.
Trouver un centre de vaccination →Le contenu de cette page est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue ni un avis médical, ni un diagnostic, ni une recommandation de traitement. En cas de problèmes de santé, consultez un professionnel de santé qualifié. Medova n’est pas un prestataire de services médicaux. Ces informations ne se substituent pas à une consultation médicale au sens du Code de la santé publique.
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